Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 23:11
Bonsoir à tous,

L'Italie n'est pas encore largement reliée à la "Toile" aussi les connexions sont rares et nos nouvelles suivent ce rythme. Afin de rattraper le temps écoulé, voici donc un concentré de notre périple de l'île d'Ischia à la Sicile. Nous venons en effet d'arriver à Palerme et vous ferons découvrir cette capitale dès que nous l'aurons parcourue.

Ischia, pour reprendre le fil du blog, mais aussi Procida sa petite voisine. Autant vous dire que nous avons partagé l'avis de Lamartine et, si nous n'avons pas autant vibré qu'Alphonse au souvenir de "Graziella", nous fûmes vraiment séduits par ces deux soeurs qui ferment au nord la baie de Naples . Superbes mouillages offerts par l'une et l'autre, décors d'un autre âge, végétation luxuriante avec ses parfuns enivrants. Voici l'île du château Arragonnais à Ischia et le vieux port de Procida:

Naples et ses environs regorgent de trésors archéologiques des périodes grecque, phénicienne et romaine. Le musée qui leur est consacré est un régal et l'on est confondu devant tant d'expression artistique.


Comment rester de "marbre" en regardant ces plastiques qui semblent encore frémir sous nos yeux ébahis! Plus contemporain, le grouillement de cette ville de plus de trois millions d'habitants accapare  nos sens. Le célèbre féniculaire a fait d'une chanson napolitaine une sorte d'hymne local.
Les vues offertes sur les hauteurs de la cité sont à couper le souffle, notamment ces vues de la baie plongée dans l'azur du ciel et de la mer.
La course frénétique à travers la ville nous aura donné assez chaud pour qu'un petit bain soit réparateur.

Naples ne serait pas ce qu'elle est sans le Vésuve et celui-ci reste attaché dans nos esprits à Pompéi, ville fantôme exhumée de ses cendres. Qui n'a pas rêvé d'aller y découvrir un fragment "presque vivant" de notre culture collective, le témoignage concret, bien qu'enseveli, de ce que furent les premières années de l'ère chrétienne.
La villa de Popée, un peu à l'écart de Pompéi,  offre, elle aussi, un démoignage poignant de l'époque romaine.

Nous finirons par quitter la baie de Naples, forcément frustrés de n'avoir tout vu, mais notre voyage se poursuit et Concerto réclame des milles à se mettre sous la dent. Après Agropoli, nous "descendons" la côte italienne jusqu'à Tropea, nous approchant ainsi de la "botte".

La botte en question nous enverra d'un coup vers les îles Eoliennes où nous ferons escale à Lipari, non sans admirer au passage le Stromboli et Vulcano.
Les îles Eoliennes sont pour les navigateurs le trait d'union qui uni le continent italien à la Sicile. Notre but est désormais la plus grande des îles méditerranéennes. Nous l'aborderons à Santa Agata di Militella qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Aussi prendrons nous dès le lendemain le cap pour Cefalù, qui nous a tant ravis que nous y avons jeté l'ancre pour quatre jours.


Désormais Palerme nous réserve quelques bonnes surprises, nous le sentons déjà. Alors, si la Wifi continue à fonctionner au port, nous vous offrirons rapidement de nouvelles images.
A très bientôt et bonnes vacances à tous ceux qui se préparent à passer un  moment au soleil. Pour nous c'est déjà fait et, sans de maniaques précautions, nous serions déjà "archi-grillés".

Par Christian Bégard
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 12:21

Dix jours passés à Bastia et nous n'avions pas encore tourné l'étrave de Concerto vers le large! Etait-ce un subit attachement excessif à la terre, à la Corse où au pays?

Il y a  quelques bonnes raisons. D'abord, il fallait reseller notre monture, même si nous ne devions pas partir au galot. Ensuite, Anne-Marie a été saisie à la gorge par un méchant virus qui a fait monter sa température à l'excès, lui sciant les jambes par sa fourberie. Enfin, on ne quitte pas ses amis de ponton  comme ça; après un hivernage, on ne peut pas partir comme un voleur sans se congratuler, se souhaiter bon vent et bonne mer et boire un bon coup à la perspective de croisières réussies.

 

Ceci valait bien quelques images que voici.

 

 

 

 

 

Première étape : Porto Ferraio, île d'Elbe. Nous retrouvons nos mouillage et restaurant favoris dans l'anse de San Geminiano. Poisson grillé, pizza et petit blanc frizente au menu. Malheureusement  soirée un peu gâchée par la chute à l'eau de mon portefeuille avec tous mes papiers, cartes bancaires, etc. La nuit est noire et les fonds sont de vase. Le retrouver est mission impossible .

 

Bord de près vers Giglio, pêche de notre première bonite et arrivée avec le soleil dans le petit port coloré. Tarif raisonnable 27 euros la nuit sur ponton avec pendille (nous nous excusons de donner désormais des prix, mais ceux-ci variant considérablement d'un port à l'autre, il est intéressant pour les autres navigateurs de savoir à quel tarif ils vont « tondus »!).  Peu de place disponible et il faudra déguerpir avant vendredi soir car tout est réservé. Nous sommes reçus à bord d'Alisee par Claudio, Giovanni, Alessandro et Luca qui forment le très sympathique équipage d'un  Grand Soleil 40. Le Capitaine offre à Anne-Marie un tee-shirt les la Lega Navale de Italia.

Visite de Giglio-Castello, village fortifié qui domine l'île et belles vues du sommet

Le 27 mai nous regagnons « le continent » pour deux arrêts successifs aux environs de Rome: Riva di Traiano (45 euros) , puis Porto di Roma (34 euros). Immenses  marinas aux services complets mais loin des coeurs de ville. Aussi faut-il faire des kilomètres afin de faire quelques courses.

 

Avant de rejoindre les îles pontines, nous ferons escale à Nettuno doté d'une belle marina (60 €). La ville médiévale est intéressante, enserrée dans ses remparts que des constructions plus ou moins anarchiques ont fagocité  depuis des siècles. Cette cité commerçante permet de faire le plein de denrées et d'eau potable avant les îles où les « supermercatos » ressemblent plus à des épiceries de campagne qu'aux temples de la consommation que nous connaissons. Mais elles ont aussi  le charme de leur accueil personnalisé.

 

 En route pour Isola de Ponza. Trente sept milles plus tard nous ancrons dans la Cala Di Feola. Soleil et eau  cristalline invite au bain, ce qui est fait. Le temps va ensuite se gâter sérieusement et nous changerons trois fois de mouillage afin de tenter d'éviter une grosse houle et des vents de force 7. Ce séjour sur Ponza nous laissera peu de repos, les nuits étant très agitées. Pour finir, notre ancre se coincera sous un bloc de béton au font dans le port, nous obligeant à demander aux Guardi Costieri de faire venir un plongeur professionnel afin de nous tirer de ce mauvais pas. Ponza nous avait été décrite comme la plus belles du groupe, est-ce nos déboires, nous n'en garderons qu'un souvenir mitigé. D 'autant plus que nous n'y avons trouvé qu'un tourisme envahissant, un ville et des plages pas soignées, autant dire que nous sommes un peu déçus.

La Cala di Feola est parfaite par vent de sud à nord-est; Cala di Luna est impressionnante, très minérale et exposée à toute houle au large. Le mouillage du port est délimité par quatre bouées rouges et  les gardes-côtes vous feront bouger si vous sortez du périmètre afin de laisser la place pour l'entrée des ferries.

 



Dernière mésaventure qui nous est arrivée: alors que nous dînions à bord près du port le vent s'est levé avec des rafales dépassant 35 noeuds. Une plus forte que les autres a retourné comme une crêpe nous belle annexe et son moteur (le tout pesant 60kg!). Un hors- bord 4T se transformant en sous-marin, ce n'est pas idéal aussi pensions nous ne jamais le « récupérer ». Il eut donc droit à une douche complète, séchage  et projection d'huile afin de tenter de le réanimer. Rien n'y fit. Dans cette  histoire, nous avions aussi  perdu les rames et  la nourrice d'essence a fait le plongeon. Le tableau n'étant pas très optimiste le lendemain matin, nous nous avons recommencé des soins attentifs, changé l'huile moteur et, oh, miracle!  il a bien voulu repartir.

 

Le 3 juin, nous effectuons la traversée vers l'île de Ventotene. Heureuse découverte que ce petit bout de terre tranquille, doté d'un vaste nouveau port nouveau (40 €) mais il n'est plus question de mouiller devant la Cala Rossano car des pontons payants y ont été anénagés. Petits commerces en ville au dessus du port. Le port romain est petit mais des bateaux de plus de 14m y séjournaient lors de notre passage et l'entrée n'est pas si difficile que ça.

 

Nous sommes désormais au mouillage devant Lacco Ameno, au nord-ouest de l'île d'Ischia. Charmante station le temps d'une halte avant de gagner l'île de Procida puis Naples. Le temps c'était remis au beau mais il semble qu'un nouvel épisode orageux approche.

Par Christian Bégard
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 12:23

Les tempêtes d'automne peuvent être sévères en mer Thyrénéenne. C'est connu et redouté. Pour preuve une  tempête que nous essuyons au port de Bastia Toga avec des rafales à 89 noeuds, heureusement du cadran Ouest. Mais quand les vents sont de secteur Est alors-là les choses se compliquent sur le façade orientale de la Corse. A peine étions nous rentrés, rassurés par un bon amarrage sur pendille loin du quai, la machine infernale s'est brusquement mise en marche dans la nuit du 28 novembre 2008. Une houle de sept mètres s'est formée écrasant ses tonnes d'eau sur la digue qui a commencé à céder. Après des heures d'une irrésistible progression, des lames immenses ont emporté des blocs de roche comme des fêtus de paille. Pire, un énorme ressac s'est formé dans le port, secouant les bateaux comme des oliviers en période de cueillette. La chaîne-mère à laquelle Concerto était amarrré a lâché et tous les bateaux sont allés taper sur le quai en béton. Bilan, 60 coques endommagées!
Heureusement, les réparations du polyester se font facilement par un chantier naval expérimenté et Concerto a pu retrouver sa robe initiale après 10 jours de séjour à Macinaggio. Nous en avons profité pour lui ajouter un bouclier d'étrave. Le voici désormais équipé tel un preux chevalier partant à la conquête de la grande bleue. Merci à Domnique et à Robert pour leur travail d'artiste. Superbe!
Voici quelques photos de cette sinistre tempête de novembre....





Nous avons donc retrouvé Concerto en pleine forme et remis de ses émotions et blessures. Ce fut donc l'occasion de continuer à explorer la Corse, malgré une météo très incertaine. Ballades à L'Ile Rousse, Calvi et Corte et les gorges de la Restonica.
Nous sommes désormais prêts pour la croisière 2009.





Par Christian Bégard
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 21:48
L'année 2009 a déjà brûlé trois cartouches et nous n'avons pas encore pris la mer!.Etonnant! s'exclameront ceux qui nous connaissent. D'habitude, à peine mars a-t-il déversé ses premières giboulées que le bateau a au moins fait des ronds dans l'eau. Alors, que se passe-t-il en 2009?

D'abord, "Concerto" est à Bastia, bien loin de nous, ce qui ne facilite pas un redémarrage à petits pas.


Ensuite, il panse ses plaies ouvertes par une forte Tableau AR endommagé lors de la tempête de novembre 2008 tempête d'automne dans le port de Bastia.

Enfin, nous irons le retrouver mi-avril afin de le préparer pour sa grande ballade de 2009.

Quel programme cette année?

Départ (le vrai) mi-mai vers l'Italie et la Sicile. Puis la Grèce occidentale, la Croatie et, pour terminer la saison, les environs de Trieste.

Voici une carte qui résume notre projet pour les mois à venir:



Tout est dit. Y'a plus qu'à!

Pour les nostalgiques des années passées, vous pouvez retrouver nos aventures sur nos sites précédents:
- pour 2006 et 2007 : link
- pour 2008 : link




Par Christian Bégard
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 21:44


Qui sommes-nous?
Des retraités-navigateurs à moins que ce ne soit l'inverse.

Où navigons-nous?
En Europe, de la mer Baltique à la Méditerranée.

Quel est notre bateau?
Un voilier type Harmony 42  construit à La Rochelle par le chantier Poncin Yachts.
Longueur de coque 12,42m, largeur 4,00m, tirant d'eau 1,60m.

Notre but?
Ben, on n'a pas de but! Juste du plaisir à trouver, de la chaleur familiale et de l'amitié.

Alors si vous êtes intéressé par les voyages en bateau, suivez-nous et faîtes-nous part de vos commentaires et suggestions. Nous promettons en retour, dès le prochain spot Wi-Fi venu de vous répondre.

Bonne mer et bon vent à tous!


Anne-Marie & Christian Bégard







Par Christian Bégard
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